Essai d’autoportrait

Juin 2025
Je m’appelle Antoine, je suis né en 1979 et je n’ai jamais arrêté de dessiner.
Mais je n’ai jamais énormément dessiné, trop occupé que j’étais par tous les autres trucs qui me passionnent. J’en fais ici une liste non exhaustive, forcément chaotique, et en constante évolution.
Je suis un fervent défenseur de la pluridisciplinarité : j’estime que c’est en faisant sérieusement des choses différentes que l’on peut avoir le meilleur rapport nutritionnel.
Dans le cas du dessin, ce qui m’ai fait le plus progresser a été de découvrir la peinture, vers mes trente ans. C’est un exemple. Je suis un éternel étudiant, et je fais constamment des ponts entre mes différents apprentissages.
Je ne vais pas très vite, probablement moins vite que si je pouvais me concentrer sur une seule discipline. En revanche, je prends des chemins de traverse, et je découvre beaucoup de terrains vagues, de friches que je n’aurai pas eu la chance de rencontrer si j’étais resté sur l’avenue principale. Je ne changerais ça pour rien au monde.
En ce moment je suis tatoueur, c’est mon activité principale au ralenti.
En ce moment je passe beaucoup de temps à apprendre à chanter. C’est passionnant le chant, ça faisait longtemps que je voulais en faire. J’ai une prof, et j’ai un meilleur ami guitariste avec qui je fais de la musique une fois par semaine.
En ce moment je ne dessine pas. Sauf dans le cadre de mon travail, qui n’est que du dessin pour ma part. Je suis satisfait d’ailleurs, j’ai progressé dans le dessin d’arbres. Je les comprends mieux, et c’est un des plus beaux sujets qui soient.
La musique, le dessin, mais ce n’est pas tout. Sinon ce serait trop simple.
Je suis accro à l’animation. Un dessin animé, c’est un peu le caviar absolu pour mon cerveau bancal. Je regarde beaucoup d’animation, japonaise bien sûr, mais pas que, très loin de là.
Il faut du temps pour le petit frère, en terme de dessins qui bougent : le jeu vidéo. Lui il est très chronophage malheureusement. Même si j’apprécie beaucoup la partie animée du jeu vidéo, particulièrement en 2D, c’est pour ses mécaniques de gameplay que je fonds les plombs. Que voulez-vous, je suis tombé dans la marmite des jeux tout petit.
Jeux de plateaux/société/cartes au début. Puis très vite le jeu vidéo, l’arrivée du pc 286 à la maison comme messie, et en suivant, le gouffre infini des jeux de rôles, figurines, et retour au jeu de plateau dans les années 2000 avec la révolution allemande du jeu de société.
Revenons au dessin. Le dessin qui bouge dans la tête en imagination, la bande dessinée. Les bibliothèques municipales comme seconde maison. Le rêve d’en faire un jour, qui me conduira à entrer dans un lycée d’arts appliqués plus tard. Je n’y resterai qu’un an, et un goût amer que je peux encore sentir au fond de mon palais aujourd’hui. Je voulais apprendre à dessiner. Ce n’était pas au programme. Fin de l’histoire. Pendant quelques années le dessin passe au second plan, derrière l’écriture.
J’écris. Un peu tout le temps. J’ai tellement de carnets de notes. Et depuis deux ans je vais une fois par semaine à un atelier d’écriture, c’est un régal. J’ai dans mes cartons un certain nombre de projets liés à l’écriture, que j’espère pouvoir partager ici un de ces jours.
Mais tant qu’a parler d’écriture, je vais passer à une de mes plus grandes passions : les livres. J’en ai plein. De quoi recouvrir les murs de mon appartement, assez littéralement. C’est pas mal, ça procure une bonne isolation. J’ai forcement une grande appétence pour les livres illustrés, ceux avec les images, jeunesse, encyclopédie, livres d’art, bédés.
Et aussi les livres plus purs, avec seulement des caractères. Science fiction en tête, fantastique le talonne, suivis par une myriade : poésie, essais, littérature.
Pour finir cette longue liste de commission, je suis obligé de mentionner le cinéma et les séries, que j’ai un peu délaissé ces derniers temps, mais ça n’a pas toujours été le cas.
Et la photographie, vestiges d’une époque où je me passionnai pour l’argentique.